matthieusoudet:

matthieusoudet:

Copyright Matthieu SOUDET

(via freelovemoney)

Aujourd’hui, n’importe quoi peut être considéré comme une œuvre d’art. Il suffit que son auteur affirme l’avoir “créée” avec cette intension et la présente en tant que telle.

C’est pas que je vous aime pas, hein, mais… je dois faire semblant d’avoir des trucs à faire ! Cultiver le mythe du type overbooké, c’est incompatible avec le fait de vous écrire un pavé chaque jour.

Me voilà donc rentré dans mon petit appartement parisien dans lequel je n’arrive pas à réfléchir. Le genre de lieu propice à l’introspection et à rien d’autre. J’en ai surement un grand besoin, ceci dit, tant je la fuis.

Aujourd’hui, retour à Paris.

Je vous “promet” de vrais articles bientôt, et le retour avec eux des pingouins.

(Notez bien l’utilisation des guillemets)

J’ai perdu mes clopes. J’ai tapé “J’ai perdu mes clopes” sur Google, ça m’a pas aidé.

Monde de merde.

1+1 = 3


Équation de la capote qui craque.




(après ça, venez pas me dire que mes articles sont de moins en moins consistants !)

C’est céder à la facilité que de faire des images qui plaisent à la masse…

Les Anonymous n’ont pas apprécié la fermeture du site Mégaupload hier soir. À l’heure où j’écris, ils viennent de rendre indisponible le site du FBI, après avoir attaqué avec succès les portails d’Universal Music, de la Justice américaine (justice.gov), de l’industrie du disque aux Etats-Unis (Riaa.com) ainsi que Sony Music. L’opération “PayBack” est toujours en cours.

La prochaine révolution sera numérique, ou ne sera pas.

Flash info : Dominique Strauss Kahn viendrait de rejoindre Anonymous pour lutter contre la fermeture abusive de Megaporn.

Ps : Ah, et au passage ils en ont profité pour attaquer le site français d’Hadopi, petit bonus.

J’étais en train de regarder “2012”, le film hollywoodien sur la fin du monde évidemment, et je me demandais ce que je ferais dans une telle situation. Et la seule chose qui m’est venue à l’esprit est : prendre des photos. Et je crois que c’est réellement ce qui se passerait. Ça pourrait sembler futile, prendre des images que peut-être personne n’aurait l’occasion de voir, mais je ne pourrai pas m’en empêcher. Ne serait-ce que pour… mon dernier plaisir !

Cela me fait penser à une “anecdote” au sujet du photo-reporter Robert Capa, qui peut être difficilement appelée ainsi au vue des lourdes conséquences.

Comme chacun sait, Capa était le seul photographe à débarquer le 6 juin 1945 aux côtés des premières lignes alliées, en Normandie. Il prît exactement 106 photos de ce moment historique. Il envoya dès que possible les pellicules au magazine Life. Les cinq membres de l’équipe de la chambre noire, chargés du développement au sein du même magazine étaient de plus en plus anxieux en attendant les bobines au vue de la lourde pression qui pesait sur eux. Cet état de nervosité n’allait pas tarder à provoquer une bévue épique. Le 7, au soir, les photos arrivaient dans les locaux de Life : quatre pellicules 35 mm, plus une demi-douzaine de rouleaux de 120 mm. Une note écrite de la main du photographe indiquait que les images du débarquement se trouvaient sur les pellicules 35mm. Braddy, le chef de laboratoire, donna les films au jeune assistant Dennis Banks, âgé de 15 ans,  qui entama le développement. Le photographe Hans Wild qui était à ses côtés affirma que la pellicule, bien qu’elle eût du grain, avait l’air fabuleuse !

Quelques minutes plus tard, Dennis remonta du laboratoire et fît irruption dans le bureau du responsable du service photo de Life, John G Morris, en sanglotant : “Ils sont fichus ! Fichus ! Les films de Capa sont fichus !”. En effet, il commît une erreur lors des l’étape de séchage. Il avait fermé les portes, et faute de ventilation, l’émulsion avait fondu. Morris examina avec dépit les quatre rouleaux. Il n’y avait rien à tirer des trois premiers, mais, sur le quatrième, onze images étaient distinctes.

Grâce à cette poignée d’images rescapées, fortement granuleuse mais d’une force exceptionnelle, le jour J reste à jamais gravé dans les mémoires.

Mais John G. Morris, responsable du service photo de Life, déclara : “I could only think of the pictures lost. How was I going to face Capa ?”

Effectivement on ne peut s’empêcher de penser à la réaction du génial Robert Capa, lui qui plus qu’aucun autre photographe avait risqué sa vie pour être les yeux du monde sur le champ-de-bataille, en apprenant la nouvelle. Mais je pense que le pauvre assistant fautif s’en est voulu toute sa vie. (À moins que Capa l’ait tué de ses propres mains, mais on ne trouve aucune information à ce sujet…).




La peur fait voter à droite

         

Des scientifiques de l’University College de Londres ont découvert, en scannant des membres du parlement et des étudiants, des différences significatives entre le cerveau d’un homme de droite et celui d’un homme de gauche.

Leurs résultats montrent que les “personnes de droite”, conservateurs, ont un plus petit cortex cingulaire antérieur rostral et un surdéveloppement des amygdales. Même si je sais que vous êtes tous, comme moi, des génies, fidèles lecteurs, je pense qu’une explication peut s’avérer utile.

Ce qui est intéressant bien sûr est le rôle que jouent ces zones du cortex cérébral sur notre comportement. Le cingulaire est un transmetteur d’informations entre les différents lobes du cerveau. Il est notamment impliqué dans les transmissions et le contrôle des émotions. Une déficience de cette partie du cortex peut engendrer diverses séquelles, dont la disparition de la sensation de peur. Le cingulaire permet entre autre de détecter et gérer les conflits entre une action (ou réponse) habituelle et une action (ou réponse) appropriée. Pour généraliser grossièrement, le cingulaire permet d’adopter un nouveau comportement face à une situation changeante ou inhabituelle.

Les amygdales, de leur côté, permettent la gestion des émotions négatives comme la peur, la colère ou l’anxiété. Les amygdales permettent d’avoir une réflexion de peur immédiate, « non analysée » et de fuir un danger par pur réflexe. Nous voilà un peu plus éclairés.
Ces deux « organes » sont reliés. L’amygdale permet de réagir immédiatement à un stimulus extérieur jugé comme agressif. Le cingulaire va, lui, analyser la situation et freiner ou maintenir l’action des amygdales en fonction de l’analyse. Si vous regardez un film d’horreur, devant certaines scènes, vous êtes horrifié, les amygdales fonctionnent. Pourtant, vous ne quittez pas votre fauteuil pour autant, vous vous dites que ce n’est qu’un film et votre comportement change. Ici, c’est le circuit d’analyse, plus lent, du cingulaire qui reprend le contrôle des amygdales.

Cette étude tendrait donc à montrer que les “gens de droite”, les “conservateurs”, ont une tendance à agir rapidement par réflexe, et à adopter des solutions traditionnelles face aux problèmes. A l’opposé, les “gens de gauche”, ou “progressistes”, auraient une tendance à la réflexion et à apporter des solutions alternatives et adaptées aux différentes situations. Ces descriptions ne sont que des constations purement matérielles de l’état des cerveaux de personnes de droite ou de gauche. Elles ne relient que des constations « géométriques » à des fonctions neuronales associées à la peur. Elles ne donnent aucune information sur l’influence de l’éducation sur ces fonctionnements et, si on devient de droite ou de gauche, ou si on l’est puisqu’en effet, l’étude ayant été effectuée sur des personnes adultes, elle ne permet pas de savoir si ces caractéristiques sont déterminées dès la naissance ou si au contraire ce sont nos expériences et convictions politiques qui entrainent des modifications de ces zones.

En tout cas, ces travaux ont le mérite de montrer que la peur, si elle est sans cesse provoquée, entraîne un manque d’analyse et de réflexion. (Marine, Guéant, si vous nous lisez…). Plusieurs études ont confirmé la première, quels que soient les pays ou les expériences, le résultat reste le même. Les amygdales des démocrates, zone cérébrale du traitement de la peur, sont moins stimulées que celles des républicains. D’autre part, nous savons tous qu’en vieillissant, on a tendance à se tourner vers la droite. Ces études montrent que la peur fait devenir plus réactionnaire.

Non, je n’utilise pas cette étude pour soutenir un jugement personnel sur tel ou tel camp politique, je n’applique que mes souvenirs de cours de science : hypothèses, expériences, résultats, interprétation, conclusion.


PS : Votez scientifique !!!

Récit de guerre

                               

Pour tout vous dire, j’étais censé vous écrire un merveilleux article sur “La construction de soi”… quand j’ai été embrigadé de force dans une terrible guerre des pokes sur le point stratégique Facebook. Sous le feu nourri de 5 pokeurs et pokeuses acharnés, mon orgueil résistait aux assauts de ma fatigue abdicataire.

Pourquoi tant d’horreurs, tant d’acharnement à nous mutiler les uns les autres ? La moitié y a perdu des doigts… L’autre moitié, c’est la raison. J’entends résonner dans ma tête le son des pokes, si proches qu’ils me frôlent parfois. Mon honneur guidant mes pas, je retourne aux atrocités du champs-de-bataille, attendre la fin… Saloperie de guerre.

                         

    Avant, je faisais de la photographie. Puis j’ai ouvert un blog pour en parler et j’ai découvert que théoriser sur l’image était le meilleur moyen de ne plus être capable d’en produire.

Sur la photogénie

                                                

J’ai toujours crié haut et fort que la photogénie n’existait pas, que le seul génie qui peut exister en photo ne peut être que celui, hypothétique, du photographe. Mais je continue d’y réfléchir…

La définition a évoluée au fil des siècles. au XIXe, deux définitions :

  • Est photogénique ce qui se rapporte aux effets chimiques produits par la lumière; qui a la propriété de produire ces effets.
  • En photographie, qui impressionne nettement la couche sensible d’une plaque ou d’un film; qui donne une image nette et bien contrastée, qui rend bien.

C’est au début du XXe qu’apparaît la notion de photogénie telle que nous la connaissons :

  • Photogénique : qui produit, en photographie ou au cinéma, un certain effet poétique et esthétique révélé et amplifié par l’image.

J’ajouterai à cela une dernière idée qui serait l’aptitude d’un modèle ou d’un acteur à se révéler sous un jour agréable, charmant, et éventuellement faux ou trompeur. Beaucoup d’entre nous expliquent leur malaise devant l’appareil en prétextant un déficit de photogénie. On connait tous des personnes magnifiques qui perdent tout leur charme en photo, et inversement des dégénérescence de la nature qui ressemblent à Jessica Alba sur leurs profils Facebook. “Épreuve de la dissemblance et de la dépossession, l’image artificielle lit le visage à neuf, le rend méconnaissable, et ce faisant, elle en délivre une vérité qui nous prend au dépourvu.”

Les acteurs et modèles expérimentés développent une forte connaissance de leur propre photogénies. Ils savent quels angles il vaut mieux éviter, quel profil il faut privilégier, ou quel endroit précis de leur visage il convient d’éclairer et comment pour obtenir un effet intéressant. Ce rôle doit être tenu, avec des personnes inexpérimentées, par le photographe ou le directeur de la photographie. C’est à lui d’examiner le visage et de savoir le mettre en valeur. Tout cela est aussi implicitement influencé par les canons du glamour, de la publicité, et les manières de filmer et de photographier les plus utilisées.

Notez bien qu’on ne parle pas dans la définition de beauté, mais d’esthétisme. La nuance est importante, car il existe selon moi une esthétique de la laideur. J’en parlerai sans doutes dans un autre article.

Bref, pour moi la photogénie est surtout une histoire de “photos de familles”, ou de “photo de souvenir” (titre relativement péjoratif). C’est sans doutes pour cela que je ne m’y intéresse pas. Mais le choix instinctif de mes modèles en dépend peut-être.

              

  Aujourd’hui je porte une chemise qui mêle boutons et pressions. Et je me demande qui peut bien être l’esprit tourmenté qui a inventé cela. Sans doute un vicieux, et en tout les cas quelqu’un qui n’est pas habitué à se faire arracher la chemise par une nymphofane (nda : une fan nymphomane) en délire ! Car c’est bien pour ça qu’on achète des chemises à pressions : pour pouvoir les arracher sauvagement sans ruiner le vêtement ! Oui, on peut être bestial et précautionneux. Alors si un pervers s’amuse à glisser par surprise des boutons par-ci par-là… C’est une forme de terrorisme psychologique.

C’est surement pas de cela que je comptais vous parler initialement, mais comme tous les soirs je m’endors avec une bonne idée pour le lendemain, que tous les soirs j’ai la flemme de la noter, persuadé de m’en souvenir, et que tous les lendemains matin je l’ai oubliée…

C’est promit, les prochains articles seront plus longs, construit et réfléchies.

Il y a des jours où il me faut choisir entre dormir et vous écrire, les deux étant une perte de temps aussi louable l’une que l’autre. Mais je privilégie les photos, j’ai passé la journée d’hier à photographier et à faire des retouches, et je dois être à l’heure ce matin pour accueillir ma modèle à la gare. Le bon point, c’est que cela présage de nouvelles photos présentées bientôt. Celles de ma séance d’hier, et celles d’aujourd’hui. (Ah oui, il faut savoir que j’écris mes articles la veille au soir, ou plutôt très tôt le matin, mais entre les aujourd’hui/hier/demain, ça ne change rien, prenez pour référence la date de publication du post ; je précise juste pour que vous suiviez bien mes histoires de sommeil).

Je souhaite beaucoup de courage en ce jour aux paraskevidékatriaphobes (personnes qui ont la phobie des vendredis 13), même si je pense que vous êtes une sacré bande d’attardés. De plus vous allez être heureux, il y en aura 3 en 2012, chose assez rare.

Je souhaite une bonne journée aux non-superstitieux !

Et je pense qu’il y a beaucoup trop de “je” dans mon journal. Mais j’aime ça. Je m’aime, d’ailleurs. 

Top of Page